Grèce: Boucle de Zagori et Mont Olympe (juin 2015)

Mon épouse a eu l’excellente idée de m’offrir le recueil « Randos autour du monde », édité par Lonely Planet.

J’y ai découvert un des coups de coeur de l’auteur: la boucle de Zagori, au nord ouest de la Grèce, coin du globe où je n’aurais jamais pensé me balader.
Quelques mois plus tard, avec Jacques, mon compagnon d’Islande et de Corse, je foulais le sol de cette très belle région.

Dans ce blog, ne vous attendez pas à une histoire aussi dingue que ce que nous avons vécu en Islande (http://www.rando-trekking.com/carnets-randonnees/entry/1181-islande-skogar-landmannalaugar-kerlingarfj%C3%B6ll).
Ce périple ci était beaucoup plus calme, mais il me semble bien de partager notre expérience, de vous montrer une facette peu connue de la Grèce.

Zagori CR

Le 6 juin, à 14 heures, de Kapesovo, nous démarrons la rando sous un ciel menaçant qui, heureusement,déversera son eau ailleurs que sur nos têtes.

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De cet endroit, à l’opposé de notre voie, mon regard est capté par un sentier sinueux extraordinairement accroché au flanc d’une falaise. Je me doute qu’il s’agit de notre voie de retour.

Le début de la boucle est classique. Un sentier étroit, qui serpente, dont les descentes s’enchaînent aux montées, dans une suite continue, essentiellement dans les sous-bois.

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Par endroits, le trail longe et croise des rivières que nous franchirons par de très jolis petits ponts en pierres, de l’époque ottomane, simples doubles ou triples. Ce tronçon est particulièrement plaisant.

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Les nuages partent et le soleil se montre. La T° monte vachement (pourtant il n’y a pas de filles!).
Avec nos sacs de plus de 20 kg, la transpiration est de la partie!

16H30 (c’est précis un gps): nous passons par le village de Dilofo.
Là, chouette surprise: nous découvrons une mignonne petite place, avec un grand arbre qui donne de l’ombre.
Il y a des tables et bancs et… un petit débit de boissons. Tout cela nous invite à la pause.
Le seul souci, c’est qu’après une (grande) bière, nous avons les jambes coupées.

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19H30, nous arrivons aux abords du village Vitsa.
Juste avant le village, une chapelle. Son auvent nous servira d’abri pour la nuit.

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La journée de marche n’aura pas été longue, mais nous sommes tout deux contents d’arrêter.
La nuit précédente a été très courte. Dans l’aéroport d’Athènes (escale obligée), nous aurons dormi moins de 2 heures!
Sous cet auvent, pas besoin de monter la tente. De plus nous avons de la place pour tout étaler.
Seule petite crainte, c’est qu’il y ait une messe tôt demain matin, dimanche.
Je ferai une pointe jusqu’au village, afin de faire le plein d’eau et un brin de toilette.

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Sans avoir été dérangés, nous quittons Vitsa vers 9H30.

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La partie menant jusqu’à Monodhendhri (Monodendri) est fort semblable à ce que nous avons vu hier.

Par contre, ce dernier village derrière nous, le décor change. Nous nous engageons dans les gorges de Vikos, par une descente continue. Le sentier, dans son début est intégralement couvert par des feuillus. La vue est fortement limitée.
Il pleut ici 9 mois par an. Les arbres conservent l’humidité. Le sol est vachement glissant.
Nous devons être très attentifs à l’endroit où nous posons les pieds.

Ce n’est qu’après être bien descendus que nous avons une 1° vision des gorges: majestueuses, impressionnantes.
Ces gorges, qui vont jusqu’à 900 mètres, sont annoncées comme les plus profondes d’Europe.

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Tout en bas, nous longeons le lit sec de la rivière qui ne présente que par endroits des mares dans lesquelles je n’ai pas envie de tremper les pieds. Grenouilles et têtards y foisonnent.

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12H40. Nous sommes au 1° tiers du fond des gorges et nous avons la bonne surprise de découvrir la fontaine    « Klima », aménagée en 2008.
Avec la chaleur et les efforts fournis, notre consommation d’eau est importante.
Cette source est bienvenue, d’autant plus qu’à Monodendri, je n’ai pas trouvé de fontaine publique.

Toujours à cet endroit, en contrebas, la rivière coule et l’accès en est possible.
Excellente place pour se rafraîchir et pour la pause de midi.

L’eau de la rivière est fraîche. J’y rentre doucement.
Jacques arrive. Il vient à peine de me dire qu’il va rentrer dans l’eau petit à petit, que son pied se coince et il vole de tout son long dans la rivière. C’est ça le petit à petit à la liégeoise!

Repas avalé, nous reprenons la piste.

La gorge, que suit le sentier, est très étroite dans sa 1° moitié. Le gps ne capte pas en permanence.
L’eau de la rivière est à nouveau absente.

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Plus loin, les falaises s’écartent progressivement nous donnant de belles perspectives.

Bifurcation. Tout droit la piste s’élève vers le village de Vikos. Nous continuons la boucle, prenons sur la droite vers le village de Papigo.

Traversée du lit sec de la rivière et, juste avant d’attaquer la remontée, nous retrouvons l’eau.

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Solide montée que celle qui nous mènera à Papigo. La gorge est bien large et les vues sont superbes.
Ici, il y a peu d’arbres, aussi bien devant que derrière, le paysage est grandiose, et sa vision constante.
De plus, la lumière de cette fin d’après midi est bien belle. Tout est magnifié.
En face, minuscules sur le sentier de Vikos, nous voyons les autres randonneurs que nous avions côtoyés dans le bas.

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18H, nous traversons le mignon village de Papigo. Restaurants et maison d’hôtes ne manquent pas.
Petit stop sur la place près de l’église. Il s’y trouve un point d’eau.

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Nous ne traînons pas: nous devons passer un autre endroit habité avant de nous mettre en quête d’une place pour planter la tente.

C’est le gps qui nous guidera pour la sortie de Papigo. Un discret sentier en pente qui aurait échappé à nos regards.
Après un pont en pierres la piste remonte vers le tout proche village Mikro Papigo.
Tous ces petits villages sont bien entretenus. Il est clair qu’ils vivent. Pendant la journée nous n’y voyons personne, mais le soir il y a de l’animation.
Passé Mikro Papigo, la piste remonte vers le refuge D. Georgoulis nommé également refuge Astraka (à 1930 m).

19H40 nous nous arrêtons pour la nuit à la fontaine Antalki, à 1200 m d’altitude.
Ablutions, repas et dodo sous l’abri. Jacques, qui aime manger même en rêve, dormira sur la table. Je me contenterai du sol.
La tente que nous trimbalons ne servira pas pour cette nuit non plus.

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Lundi 8 juin.
8H20: départ sous un ciel bleu, pour cette longue montée qui nous mène au refuge, perché sur le col Raidovoli (?).

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A mi hauteur, nous croisons un couple de randonneurs. Ce sont des pensionnés australiens faisant pendant plusieurs mois le tour de l’Europe. J’espère avoir encore leur énergie à leur âge.

Nous sommes sur la crête du refuge. De là, nous voyons la masse de nuages qui couvre le lac d’altitude Drakolimni (Dhrakolimni).
Ni Jacques ni moi n’avons envie de marcher dans le brouillard. Nous décidons de continuer directement vers Tsepelovo.
A partir d’ici, le paysage est de caractère alpin.
Les arbres ont disparu. Il n’y a plus que des rochers et de l’herbe. Çà et là subsistent quelques névés. Le vent se manifeste, l’absence de soleil et la T° basse ne nous incitent pas à folâtrer.
Bonne descente après le col, quelques remontées, puis la piste suit globalement les courbes de niveau, dans une longue et douce descente.

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Peu après la source de Krouna , s’offre à notre regard le fabuleux canyon coincé entre les falaises Kazarma et Ghaidhouro. (Attention, il y a au moins 2 sources qui s’appellent Krouna. L’autre est dans la montée vers le refuge en venant de Mikro Papigo).

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Époustouflant. Nous marchons sur un sentier étroit avec d’un côté l’abrupt de la falaise Kazarma et de l’autre le précipice, à peine moins vertical.
Le rocher est convexe au-dessus de nos têtes. Le haut du sac à dos racle par endroits. Il y a même des chaînes mais pas indispensables.

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Le sentier remonte et nous fait sortir du canyon. Choisie par Jacques, une cuvette abritée du vent sera notre place pour la pause de midi.

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Ensuite, la trace nous conduit sur un sentier, rapidement invisible, qui passe dans une mer de (en un mot!) bouses de vaches. Je ne vous explique pas nos chaussures! La brosse à dents de William serait bienvenue (ceux qui ont lu mon blog islandais comprendront).
De plus, le paysage est loin d’être extraordinaire. Je ne peux que vous recommander d’éviter soigneusement cette portion vraiment inintéressante.
La trace gps que j’ai suivie depuis le refuge D. Georgoulis se nomme Zagori Trail Marathon. A la sortie du canyon cette trace diffère de celle du Lonely. Je n’avais pas réalisé.

Vers 16 heures nous arrivons au village de Vradheto.
Ce n’est qu’à ce moment là que j’ai réalisé que nous avions quitté la piste mentionnée dans le Lonely. Zut et tant pis!
De Vradheto, il y a peu jusqu’à la voiture.
Nous passons par ce sentier, vu au départ, accroché à la falaise offrant des vues vertigineuses sur les lacets inférieurs et sur le village de Kapesovo, où, après un dernier pont ottoman, notre boucle se termine.

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Sans attendre, nous mettons le cap sur le parc national du Mont Olympe.

Sur la route, petit stop aux monastères des Météores que Jacques ne connaît pas. J’y étais passé en 1986. Le site n’a pas changé.
Les Météores valent vraiment le coup d’œil. C’est surtout les vues de l’ensemble qui sont exceptionnelles.
Nous avons bien évidemment visité un monastère. De là haut, on réalise pleinement la défense naturelle qui préservait les moines des brigands de l’époque. Pour le reste, à moins d’être un passionné d’art religieux, l’intérieur n’offre pas grand chose de particulier.
Il n’en demeure pas moins que c’est un des 3 sites les plus visités en Grèce. Nous avons eu tout le loisir de s’en rendre compte!

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Plus loin, en direction du mont Olympe, nous passerons la nuit dans le village de Metsovo. Typique petit village de sports d’hiver dont le domaine skiable comprend en tout et pour tout 2 pistes alpines et 5 km pour ski de fond.

Olympe CR

Mardi 9 juin, totalement distraits, nous ratons la sortie de Litochoron, petite ville qui est la porte du parc national du Mont Olympe. Distraction qui nous vaudra plus de 50 km de détour!
Vers 18 heures nous sommes à l’entrée du parc, le gardien, nous apprend que du parking de Prionia, situé à 1.100 m d’altitude, jusqu’au refuge « A » (2.065 mètres), il y a 3 heures de marche. Du refuge au sommet du Mont Olympe (2.918 m) il faut compter 5 heures de plus.
Vu l’heure, je ne désire pas m’engager immédiatement vers le refuge, car la place n’y est pas garantie, l’heure est avancée et il y a encore 30 minutes de voiture pour atteindre le parking. De plus nos sacs ne sont pas prêts.
Bref c’est pour demain.

Le camping est interdit dans le parc. Nous trouvons un endroit non loin de l’entrée pour y dormir et préparer notre rando de 2 jours.

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Ce mercredi 10 juin, nous nous levons à 4 heures. Repliage de la tente, de nos affaires et en route.
A 5 heures, avec un sac à dos de 12-13 kg, nous partons du parking de Prionia.

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A 7 h 20 nous sommes au refuge « A » et à 10 h nous sommes au sommet du Mont Olympe!
Je ne sais pas comment le gardien calcule les 8 heures annoncées, car nous n’avons pas forcé l’allure.
Le gps affiche 4H11 de déplacement et 53 minutes de pause.

Ici, le paysage est typiquement de caractère alpin. Quelques névés et, passés les 2300 mètres, il n’y a plus d’arbre. Le sentier jusqu’à la crête des sommets est une montée continue qui zigzague dans sa 1° partie.

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Entre le 1° sommet et le Mont Olympe il y a 300 mètres d’alpinisme simple. Nul besoin de corde ou piton: les mains suffisent.
Nous nous engageons, Jacques en tête. La trace descend, remonte, redescend et ainsi de suite jusqu’à la montée finale. Nous sommes dans les nuages.

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Jacques qui n’a jamais fait d’alpinisme bougonne: « Je t’avais dit que je n’aime pas l’alpinisme. En plus il est presque 10 heures, j’ai le ventre vide, je n’ai même pas eu mon déjeuner. Je crève la dalle! ».
Je me marre doucement car j’avais prévenu Jacques qu’il y avait une petite partie d’alpinisme soft juste avant le sommet. Quant à son estomac, je l’ai vu régulièrement prendre un peu de nourriture. Mais il est vrai qu’habituellement, il mange comme un ogre!

A peine arrivé au sommet, il me dit que c’est sa plus belle montée.
Il téléphone directement à sa femme: « Anita, tu ne réalises pas ce qu’Alain me fait faire, où il m’entraîne. C’est fabuleux! ».
Quand c’est réussi, tout est oublié! Surtout que pour Jacques c’est son 1° sommet.

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Pendant qu’il téléphone, j’installe le pied photo sur un rocher auquel sont fixées des plaques commémoratives de décès. Il y en avait une dans la dernière montée et je m’étais bien évidemment abstenu de donner des explications à Jacques.
Mais ici Jacques me demande ce que signifient ces plaques.
Je le lui dis, et j’invente qu’il y en a plein d’autres partout. Au moins une centaine!
Puis j’ajoute: « Je viens d’en voir une toute neuve qui est datée d’aujourd’hui. Les noms ne sont pas encore dessus, mais c’est pour 2 belges! ».

Quand nous avons atteint le sommet, un autre randonneur s’y trouvait. Il est parti assez vite.
Nous sommes restés seuls pendant une petite ½ heure à profiter pleinement du paysage.
Les nuages venaient et partaient nous donnant de très beaux aperçus des alentours.

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Un peu plus tard, 2 jeunes femmes que nous avions dépassées dans la montée arrivent. On les applaudit l’une après l’autre avec de grands éclats de rire. Leur compagnon les suivait.

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C’était des anglophones. Je traduisais dans mon anglais approximatif ce que leur disait Jacques en français, en enjolivant, et en arrangeant un peu – même beaucoup – les choses. Une des 2 filles qui comprenait un peu le français a bien réalisé.
Qu’est ce qu’on a ri!

Après plus d’une heure passée sur ce sommet des dieux, nous avons pris le chemin du retour.
Dans la descente, il y avait du monde. Un groupe de personnes âgées, casquées, entourées de guides, avec corde de sécurité et tout le flonflon, arrivaient au sommet. Il était temps de se barrer.

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Retour dans les nuages.

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Il n’est pas deux heures quand nous arrivons au croisement, juste au-dessus du refuge « A » à 2140 m.
De là, nous entamons la remontée vers le refuge « C », à 2650 m.
Longue montée via un sentier pas toujours très visible, et manifestement peu fréquenté. Nous n’y croiserons d’ailleurs personne.
Le décor est similaire, les vues différentes.

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Au refuge, petite pause d’une quinzaine de minutes.
Nouvelle rigolade avec 2 français en rando d’un jour et avec une française qui crèche au refuge 15 jours durant.
Elle nous a dit mettre ces 2 semaines à profit pour apprendre le grec. Discrètement, Jacques me pose la question: « Lequel? L’ancien grec ou le nouveau grec? A moins que ce ne soit le jeune grec qui garde le refuge! »

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Puis c’est la descente pendant 3 heures (de 2650 m à 1100 m), par le versant Gomarostalos, pour rejoindre la voiture.
Vraiment raide au début, c’était bien plus que de l’alpinisme soft. Il y avait des cordes installées (probablement à demeure car nous n’avons vu personne).
Là où elles étaient mises, ces cordes étaient vraiment utiles. Les passages assurés étaient sur de la caillasse régulièrement instable.
Jacques s’est retrouvé pour la 3° x dans un passage d’alpinisme mais il n’a fait aucun commentaire. Les habitudes viennent vite! Je pense que demain je pourrai l’entraîner sur une voie verticale!

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Nous perdons rapidement de l’altitude. La caillasse fait place à la verdure puis aux arbres. Nous aurons le plaisir de voir 2 chamois.

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Plus bas les feuillus remplacent les résineux. Le sentier, toujours aussi raide, recouvert de feuilles, devient super glissant. Je vois une trace récente d’un dérapage de plus de 2 mètres. Moi même, à l’arrêt, je glisserai et ne me rattraperai que de justesse.
Nous devons vraiment faire gaffe.

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Il est 18 heures quand nous sommes à la voiture.

Au bilan: 9 h de marche, 4 h de pause et plus de 5000 mètres de dénivelés cumulés. Ceci avec un sac à dos dont ½ du poids était totalement inutile, mais nous ne pouvions pas savoir que nous ferions tout en un jour.
Une journée fabuleuse, même nous étions tous les 2 contents d’arriver à la voiture.
La moyenne en déplacement est de 2,8 km/h. Vous pourrez constater que ce n’est pas de la course.

Dodo à Litochoron, dans la sympathique pension Xenonas Papanikolaou.
Repas extra dans un petit restaurant spécialisé en produits de la mer.

Le lendemain, nous revenons vers Ioannina.
Nous passerons une très chouette soirée dans cette ville entourée de montagne et bordée par un grand lac.
Les bars branchés attirent des flopées d’étudiants qui, à Ioannina, sont au nombre de 20.000.
Repas en terrasse dans un très bon établissement qui propose une cuisine grecque authentique, puis dernier verre dans un bar estudiantin à l’ambiance déchirante.

Notre semaine se termine par un dodo à l’intérieur du Kastro. Nuit bien au calme, dans cette ancienne fortification qui est réservée à quelques hôtels et des maisons particulières.

Le massif de Pinde (Zagori) est un endroit où je retournerai bien volontiers.

Je tiens à remercier particulièrement Mayake qui m’a donné une foule de précieuses informations, non seulement pour la rando, mais pour la mise en place du blog sur ce site.
Vifs remerciements également à Jean-Paul pour ses bons conseils et infos.
Un grand merci aussi à Viky Sakkas, pour les bonnes adresses à Ioannina.

Infos pratiques et techniques:

Massif de Pinde

La boucle de Zagori s’adresse à des randonneurs habitués.
Il n’y a aucun passage difficile, dangereux ou nécessitant une connaissance technique particulière.
Mais, cette région convient parfaitement aux randonneurs d’un jour: La quarantaine de villages du massif de Pinde proposent suffisamment d’hébergements. Il fait bon de se balader aux alentours et de revenir pour dormir sous un toit.

Aucun problème pour l’eau. Il y a des fontaines publiques, et des ruisseaux (du moins en juin). Sinon ravitaillement possible chez l’habitant ou dans les bistrots.

Pour parler chiffres en ce qui nous concerne:

1° jour
13 KM
3H33 DE DÉPLACEMENT
1H27 DE PAUSE
MOYENNE DE 3,7 KM/H

2° jour
28,870 KM
7H08 DE DÉPLACEMENT
2H17 DE PAUSE
MOYENNE DE 3,55
(attention, due à l’étroitesse des gorges, le gps n’a pas capté en permanence. Il y a probablement un petit décalage par rapport à la réalité).

3° jour
24.260 KM
6H37 DE DÉPLACEMENT
2H26 DE PAUSE
MOYENNE DE3,7 KM/H

Mont Olympe

Le parc national du Mont Olympe présente un aspect qui ressemble fort aux Alpes. Il ne présente rien de bien original, si ce n’est son côté mythique.
Pour l’ascension, par la voie classique, il n’y a aucune difficulté particulière.Le passage de +- 300 m entre le 1° sommet (Mont SKALA 2866 m) de la crête qui mène au Mont Olympe est de l’alpinisme simple. Les mains suffisent. Il n’y a aucun besoin de piton, corde ou autre moyen de sécurité.
Après le sommet, c’est demi-tour vers le refuge « A ». La carte montre un autre chemin qui permet de rejoindre le sommet STEFANI (2912 m) distant d’une centaine de mètres au nord. Je n’ai pas fait, mais à mon avis c’est de l’alpinisme sérieux.
Au-dessus du refuge « A », à 2140 m, le sentier qui mène au refuge « C », n’est pas toujours bien visible.
Du refuge « C » jusqu’au parking de PRIONIA, le sentier n’est pas visible. Il faut longer la crête qui est plate avant d’amorcer la descente qui démarre en un coup.

Le début de cette descente (KALAGIA) nécessite une corde à certains endroits. Quand nous y sommes passés, il y avait des cordes en place. Je pense qu’elles sont mises à demeure, car je n’ai vu aucun groupe dans les environs. Sans les cordes, cela me semble difficile de passer. C’est par endroits de la caillasse instable.
Manifestement c’est un sentier très peu fréquenté. Plus bas, il devient franchement glissant dès qu’on atteint les feuillus.
Pour parler chiffres en ce qui nous concerne:

Journée: Prionia > sommet > refuge A > refuge C > Prionia
25,18 KM
8H53 DE DÉPLACEMENT
4H00 DE PAUSE
MOYENNE DE 2,8 KM/H

Prionia > sommet
11,320 KM
4H11 DE DÉPLACEMENT
MOYENNE DE 2,7 KM/H
0H53 DE PAUSE

Prionia > sommet > refuge A
14,94 KM
5H24 DE DÉPLACEMENT
2H12 DE PAUSE
MOYENNE DE 2,8 KM/H

Prionia > sommet > refuge A > refuge C
18,17 KM
6H41 DE DÉPLACEMENT
3H10 DE PAUSE
MOYENNE DE 2,7 KM/H

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3 réflexions sur “Grèce: Boucle de Zagori et Mont Olympe (juin 2015)

  1. Hi Man,
    J’ai une connexion pas très rapide, et comme l’article est très long avec beaucoup de photos, il est assez à charger chez moi. Un découpage serait peut être approprié 😉

    Je vois que tu fais beaucoup dans le Jacques, il ne se manifeste jamais lui ?
    Je viens de lire un blog, mais il ne vas je pense pas du tout t’intéresser, ni le pays en question, mais à tout hasard http://thingstolucat.com/iceland-traverse/

    So long

    J'aime

  2. Tardif commentaire, mais avec le plaisir géant d’une découverte magnifique que cette portion de la Grèce. Une fois de plus, Alain a eu le « nez »pour dénicher ce coin superbe. Je me souviens des montagnes de l’arrière pays de Sidirogastro (?) non loin de la frontière bulgare, très rudes et si désertes, presque lunaires, mais la région que vous avez arpenté était bien plus belle en toute évidence !
    Grand coup de chapeau grec, (le cirkonflexiaga dixit les noninstruits), pour le courage et la ténacité de ces deux petits belges au pays de l’Ouzo.
    Et vite, une autre aventure !!

    J'aime

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